Artisans

de La Corporation des métiers d'art en Charlevoix.

Frédéric Bouchard

Verre.

Démarche artistique

Après le succès d’une première exposition en solo à Québec en 1996, Frédéric décide de tenter sa chance à Montréal. À cette époque, il se consacre corps et âme à l’illustration. Échafaudant bandes dessinés et modèles de tattoo, il entame une carrière dans l’industrie du cinéma. Bien vite, il passe du département Régis au département Artistique, puis de technicien aux décors à peintre scénique et sculpteur. Les productions se suivent et s’accumulent. Durant ces 16 années, Frédéric sera souvent appelé pour résoudre des problèmes techniques concernant des accessoires de jeu, des sculptures monumentales, des graffiti ainsi que des patines et des faux finis. Ce sera pour lui, sans le savoir, sa meilleure école. École où la pression et le temps sont deux ingrédients opposés, mais liés à la fois; beaucoup de pression car peu de temps pour livrer la commande. Puis arrive la production que tout peintre scénique rêve d’entreprendre. C’elle où le peintre a carte blanche. À cette époque, il travaille avec ses acolytes de longue date, Audrey Harvey et Christian Corvellec. La dynamique de l’équipe est bien balancé et le titre de chef peintre circule tantôt à l’un tantôt à l’autre. Tout baigne quoi! Arrive donc cette fameuse production : ST-Martyr-des-Damnés. L’équipe est appelée pour un petit 3 jours de peinture anodin. Après avoir lu le scénario, L’équipe prendra un risque; celui d’écouter son intuition.

La patine et les faux finis frappent à tel point le réalisateur, qu’il en cancelle la journée de tournage prévu pour réorienter la suite du film. Un budget sera débloqué pour garder ces peintres scéniques ‘’délinquants’’ jusqu’à la fin du tournage! Ce sera sans le savoir le chant du cygne pour Frédéric. Car par la suite, il attendra la prochaine production ‘’carte blanche’’ en vain. Épuisé et las de la planète travail qu’est l’industrie du film, il décide de retourner à Québec où il se remettra à l’illustration et la peinture. Il poursuit en intermittence les boulots de peintre scénique, technicien aux décors et sculpteur pour le théâtre, l’opéra et les productions cinématographiques de passage dans la vieille Capitale.
2004; Révélation! À la suite d’une rencontre avec Michel Bouchard, verrier, un sentier jusqu’alors méconnue se révèle. Frédéric sera percuté de plein fouet par la richesse des textures du verre, sa lumière, ses couleurs et ses possibles infinis. Comme si le vitrail devenait la finalité de toutes les expertises acquises au cours de sa carrière artistique. Tout en poursuivant ses activités de peintre scénique et sculpteur, Frédéric entreprend une somme colossale de croquis pour des panneaux de vitrail et pour des œuvres sculpturales en verre.

Puis 2007, remarqué par une entreprise oeuvrant dans la sculpture de béton, il sera embauché tant pour ses qualités de sculpteur que de peintre scénique. Ce sera pour lui une deuxième école importante. Le béton est un matériau très capricieux. Frais, il se laisse placer, lisser, texturer et sculpter aisément, par contre, il n’est pas patient. Il fige en 4 heures! Une fois dur, le sculpteur doit employer la machinerie lourde et onéreuse. Ce n’est donc pas une option, parlez-en à la poussière! Frédéric développe, dans ces conditions, non seulement une rapidité d’exécution mais encore un xième sens pour l’expression de l’essentiel, de l’harmonie, de l’équilibre.

Aujourd’hui, Frédéric se perfectionne dans le verre fusion, la grisaille et la pâte de verre, il vous proposera en 2012 une production de verre fusion, de panneaux de vitrail et de verre sculptural original, fruits de ses expériences artistiques étendues et de son acuité pour l’essentiel.

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